Départ de Kolin, visite d’une écurie et arrivée à Hradec Kralove

Au compteur : 94 km, 6 heures, 15.73 km/h.

Elbe---Jizera-a-velo-003L’Elbe étant en crue, je reporte mon voyage de Kolin à Hambourg pour une prochaine fois. C’est dommage car mes cartes étaient prêtes et j’étais enthousiaste par une des plus belles voies vertes d’Europe. Je suis un peu moins motivé pour ce petit voyage de remplacement, 2 semaines après mon départ prévu. J’ai dû préparer en vitesse un parcours composé de plusieurs routes cyclables pour faire une boucle vers le mont des géants, au nord de la République Tchèque. Je ne comprends pas le tchèque alors ce sera plus difficile pour le camping.

Elbe---Jizera-a-velo-009Je pars de Kolin à 8h30, en passant chercher du pain et retirer de l’argent. Je passe vers Tynec nad Labem par une petite route avec quelques voitures. Je roule mons vite qu’avant et j’ai modifié le réglage de mon compteur donc ma vitesse et les kilomètres parcourus sont moindre par rapport à mes autres voyages. A Stary Kolin, je ne vois pas comment traverser la voie ferrée et un type en vélo me dit « whisky ? », je dois mal comprendre…

Elbe---Jizera-a-velo-021L’Elbe est marron avec toutes les bouts qu’elle a charriée depuis sa source dans le mont des géants justement. A Tynec, ça grimpe dur pour atteindre le bourg mais on a une jolie vue de là haut et là je fais ma 1ère pause mars-eau. Ensuite, je ne trouve pas le chemin et des chiens me gueulent dessus à chaque fois Je prends une route fréquentée où les voitures me frôlent. Après Tynec, je suis la route 24 mais elle m’emène au bord de l’Elbe dans un chemin herbeux où je ne progresse pas vite. Ca ne va pas être de tout repos pour suivre cet itniéraire…

Elbe---Jizera-a-velo-037Je vois de loin une centrale à vapeur. Un aigle joue avec deux autres oiseaux dans le ciel. J’arrive à Kraluby, la plus grande écurie d’Europe ! Je m’arrête et visite les lieux, prends des photos. Il y a beaucoup de personnel pour s’occuper de tous ces beaux chevaux. Le midi, je m’arrête manger au bord d’un étang super sympa. Avec le soleil qui tape, j’ai même attraper des coups de soleil sur les avant-bras ! Les jeunes pêchent, se baignent ou bronzentà MElice.

Elbe---Jizera-a-velo-048Je me rends à Pardubice par des petits chemins cahoteux. Je vois des champs de coquelicots, les moissons et les gens entretiennent leur jardin et maison. A Pardubice, je traverse la banlieue puis retrouve mon chemin le long de l’Elbe, avec cyclistes, roller et avirons. Au loin, je vois un superbe château surplombant une colline. Je m’y rends et je vois 2 autruches, des biches et des glaces à vendre. Je décide de grimper en vélo au château. Là haut, les visites ne sont pas permises à ce que j’ai compris mais il y a un joli panorama.

Je prends la grande route jusqu’à Hradec Kralove et c’est pas agréable. Je trouve le camping. Je suis exténué et les moustiques ne me lâchent pas

Premières montagnes grimpées avant Vrchlabi

Au compteur : 86 km, 5h30, max à 44 km/h.

Elbe---Jizera-a-velo-057J’ai eu froid cette nuit et il faisait toujours jour… Faut dire que j’ai eu la flème de mettre le double toit de ma tente. Je dois acheter un t-shirt à manche longue pour protéger mes bras car ils sont rouges vifs. Je perds du temps à Hradec pour en trouver un pas trop cher et je pars seulement à 11 heures sans rien visiter.

Elbe---Jizera-a-velo-061Je ne suis pas de bonne humeur et j’ai mal au cul ! Je dois parcourir 73 bornes jusqu’à Vrchlabi en peu de temps donc je ne visite rien de la journée… Je m’arrête à Kuks pour manger. L’Elbe est moins large mais toujours boueuse. Je passe à Dvur dans le centre et j’ai déjà plus d’eau.

Elbe---Jizera-a-velo-062Je traverse la campagne et grimpe la montagne pour aller à Hostinné : c’est joli mais difficile à monter. La descente fait du bien ! C’est la première fois que je prends des routes de montagne en vélo alors ça fait bizarre de se traîner à 8 km/h en montée et 40 km/h en descente. Je suis la route n°2 mais un pont a été emporté par la crue de l’Elbe alors je dois faire demi-tour… Je vois un aigle qui chasse et se jette sur sa proie !

Elbe---Jizera-a-velo-063Je traverse Vrchlabi un bon moment par les maisons potagères et je bois une bière dans un bar étrange : ça fait du bien de se reposer un peu ! Je trouve le camping oèu je suis tout seul en face du lac mais il y a du monde au bar – restaurant. Iva me téléphone, je suis toujours triste. Je vais manger pour alléger tout mon poids de bagage beaucoup trop lourd dans ces montées interminables !

Je craque et je prends le train

Elbe---Jizera-a-velo-074Je pars pour Jilemnice mais je me trompe déjà de chemin en partant. Ma pédale gauche bouge et je n’ai pas la clé pour la reserrer. Je m’arrête dans un cyclo-service mais le mec me zappe alors je repars… A Jilemnice, un vendeur de magasin de vélo me la répare, c’est bon !

Elbe---Jizera-a-velo-077Après cette ville, c’est que de la petite route et ça monte, puis ça descends : j’apprends les routes de montagne à vélo ! Je progresse lentement dans les montées et je finis par m’habituer à ce que les voitures me doublent. Je freine dans les virages de descentes car mon vélo est bien chargé et je n’ai pas encore la technique pour être à l’aise dans mes trajectoires.

 Elbe---Jizera-a-velo-079Je vois les petitis enfants rentrés de l’école à pied, je passe ainsi de village en village haut perché. Je franchis un « col » de 500 mètres à Zahori, il me faudra 30 minutes à pour l’atteindre. A Koberovy, j’hésite sur la direction à prendre : à droite ou à gauche ? Je décide de prendre Zelezni Brod qui me fait reprendre au nord mais mon itinéraire y passait. Malheur à moi, je descends un long moment pour tombé dans une grande ville pleins de bouchons de bagnole et pas de sortie possible ! Je dois soit revenir sur mon tracé (non !) ou prendre la grande route à bagnolesjusqu’à Turnov, une autre grande ville (non).

Elbe---Jizera-a-velo-084J’en ai marre, je fais trop de kilomètres par jour, je n’ai pas de temps pour en profiter et je ne me suis pas encore habitué à la montagne. Je craque et je décide de prendre le train pendant 40 kilomètres, suivant les conseils d’Iva. Je poireaute 1h30 à la gare. J’ai des idées noires, envie d’arrêter, de rentrer, même en France… Je dois trouver un camping à Bakov. J’ai Iva au téléphone qui me guide mais c’est difficile à trouver car c’est finalement chez un particulier avec une famille de 3 enfants et un chien. Je fais la gueule jusqu’au lendemain…

Chemin boueux et fête avec le club de football

Elbe---Jizera-a-velo-091Après Turnov, c’est plus plat. Je rejoins Mlada Boleslav mais je ne m’y arrête pas. Je salue 3 jeunes qui boivent des bières sur le trottoir mais finalement, ils ont pas l’air bien fin. Après, c’est la galère de la route 241. J’emprunte ce chemin qui devient impraticable tant il y a de boue sur la rive de la rivière Jizera. Je passe au dessus d’un tronc d’arbre tombé mais mes roues s’embourbent et mon vélo est bloqué. Je retire les freins et toute la boue de mes 2 roues. Mes chaussures sont aussi dégueulassent. Je fais demi-tour et croise 2 vttistes sans leur dire que c’est impossible de passer, barrière de la langue oblige.

Elbe---Jizera-a-velo-095Ensuite, j’enchaîne par parcourir des chemins enherbés, traverse des champs et roule dans l’herbe. Après cela, je décide de ne plus suivre les chemins à vélo tchèque et prends les routes à voitures. Je passe par Benatky et coupe droit au sud vers Lysa nad Labem. Je prends le temps cette fois-ci de parcourir la ville, je m’y promène dans un grand parc qui fait aujourd’hui l’objet d’une chasse au trésor pour les enfants.

Elbe---Jizera-a-velo-098Je veux arriver au camping d’Ostra, près de l’Elbe. Je passe rive gauche puis rive droite sur une route dangereuse où pourtout il y a beaucoup de cyclistes. Je prends mon temps pour une fois et bois une bière au bord de l’Elbe sur une table à côté d’un peuplier, des poissons et des avirons.

 

Elbe---Jizera-a-velo-103J’avais fais les grosses courses auparavant chez une vietnamienne très souriante en lui prenant beaucoup trop de salamis tranchés. Au camping, c’est la foule au bar mais la douche est payante et fermé à clé. Je suis quand même plus calme qu’hier et je bois des bières en terasse en regardant les familles et les enfants. Certains se baignent dans le lac. C’est samedi soir, dernier soirée, et des gars arrivent au camping sur une remorque tirés par des chevaux et chantent.

Elbe---Jizera-a-velo-104Je commence à être bien chaud et je décide de sortir dans le village avec mon vélo. Dans ce petit bled, même le train y passe et s’y arrête. Ils sont mieux déservis qu’en France. J’entends une fête au stade de football alors je prends mon courage à 2 mains et j’y vais. Je prends une bière au comptoir et commence à discuter en anglais avec certains ou je baragouine quelques mots de politesse en tchèque. Je finis même par danser avec eux et jouer au football pieds nus ! Très bonne soirée en fin de compte !

Enfin une belle route cyclable et l’arrivée à Kolin

Elbe---Jizera-a-velo-112Dernière journée, je suis content de rentrer à Kolin ce soir. Je passe d’abord par Nymburk que je ne visite pas et qui pourtant à l’air d’être sympa. La route cyclable est enfin bien aménagé le long de l’Elbe. Je file vers Podebrady, jolie ville que j’ai déjà eu l’occasion de visiter avec ma copine Iva. Je double un bateau-mouche qui fait resto en naviguant sur le grand fleuve. A mon tour, je me fais dépasser par 2 personnes en roiller en ligne qui filent a une sacré vitesse sur ce bon asphalte !

Elbe---Jizera-a-velo-113Finalement, je rejoins les routes que je connais à partir de Velky Osek. Malheureusement, arrivé près du but, je fais une crise d’hypoglycémie. Je m’arrête et mange des gâteaux secs. Je rejoins ma copine chez ses parents et on repart en vélo tous les deux jusqu’à notre appartement.

 

Elbe---Jizera-a-velo-115Ce voyage aura été le plus difficile pour moi. En effet, j’ai voulu rejoindre des campings trop lointain (90 km par jour, c’est trop !), je n’avais jamais parcouru des routes de montagne à vélo et je n’ai pas suivi d’itinéraire bien déterminé. De plus, j’étais moins motivé que lors de mes précédentes pérégrinations. C’est dommage que je n’ai pas eu le temps de visiter plus de villes et de prendre plus mon temps pour flâner un peu : c’est quand même le but de découvrir la région ! Ca sera une bonne leçon pour mes futurs voyages à vélo !