La Vilaine à vélo : 76 km en une après-midi

Au compteur : 76 km en 4h17, soit 17.82 km/h de moyenne

Vilaine côte canal 007Je pars pour une petite semaine en voyage à vélo tout seul. Je débute mon parcours de chez moi, à Saint Aubin du Cormier (entre Rennes et Fougères), puis je rejoins la Vilaine à Rennes. Mon but est d’arrivée à l’embouchure de la Vilaine à Arzal. Je longerai ensuite la mer en Loire-Atlantique de Piriac à Saint-Nazaire. Je rejoindrai Nantes en suivant la Loire par le sud. Enfin, je prendrai le canal de Nantes à Brest jusqu’à Redon. L’idée de ce parcours étant de terminer les portions de la liaison Manche -Océan et du canal.

Vilaine côte canal 022Le samedi 15 juin, je prépare mes affaires dans mes 5 sacoches. Je nettoie mon vélo et je l’emmène au garagiste pour réparer mes lumières, régler les vitesses et le réviser. Malheureusement, j’ai perdu la clé spéciale pour démonter les roues ! Je cherche partout mais ne la trouve pas. Je réussis finalement à enlever ses vis antivol et les remplacent par des vis auto-bloquantes. Le soir, Gaëtan m’invite chez lui avec Mickaël et son coloc Bertrand. On joue au palet vendéen et on se couche tard.  Je décide pourtant de partir dès le dimanche car j’ai rien de spécial à faire chez moi. Je décolle tard, à 12h45, en oubliant mes produits frais dans mon frigo…

Vilaine côte canal 039Le beau temps est de la partie et en ce dimanche et les promeneurs sont nombreux. Je roule 35 km sur les routes pour rejoindre Rennes par la Bouxière, Acigné et Cesson. Aux étangs d’Apigné, je fais une pause. Je me pose à côté d’une fille en vélo aussi, je la regarde mais ne lui parle pas. Ensuite, je longe la Vilaine par le chemin de halage. Pont-Réan est toujours aussi joli, il y a une course cycliste et les badauds sont nombreux à se prélasser. La fin du parcours est fatigante, je me perds un peu et fais des montées-descentes pour rien… Je m’installe au camping à Bourg-des-Comptes. La douche fait trop du bien, m’apaise, et je bois une bière au port. Un monsieur me demande mon trajet à vélo. Je mange un plat préparé de hachis parmentier et vais me couché de bonne heure. Je n’ai plus la force d’aller voir le match de foot de la France.

Amarrage de voilier, saut périlleux d’un pont et kite-surf dans le foin !

Au compteur : 77 km, 4h30

Vilaine côte canal 079Je me lève et part de bonne heure, à 8h15. Le chemin est sauvage par moment, je vois des hérons gris et des aigrettes blanches. J’en vois un de près décoller à mon passage au bord de la Vilaine. Je m’arrête aussi près d’un petit pré pour donner à manger une bonne touffe d’herbe à un bel âne gris.

Vilaine côte canal 111Je passe entre Messac et Guipry. Je fais une pause face à la minoterie qui se situe à cheval sur la Vilaine. Je vais faire quelques courses de produits frais au Super U de Guipry. Après quelques photos, je reprends ma marche en avant sur le chemin de halage. Je croise beaucoup de ponts sur la Vilaine, et surtout réservés aux trains. En dessous du viaduc de Corbières, il y a un refuge pour les chauves-souris. Cet endroit est très encaissé et boisé. Certains chalets font fassent à la Vilaine. Il fait beau, le paysage est ensuite plus agricole. Les bottes de paille parsèment les champs, le blé est haut et le maïs est encore petit.

Vilaine côte canal 130A Beslé-sur-Vilaine, je fais une petite pause et lit les panneaux informatifs concernant la Vilaine. Soudain, un monsieur me demande de l’aide pour amarrer son petit voilier au ponton.  Le chemin n’est pas trop bien précisé car les indications concernent seulement des boucles locales. Mais c’est un chemin de halage et j’ai une bonne carte du parcours avec moi.  Les pauses pique-nique sont nombreuses et bien aménagées. Après une petite sieste réparatrice, je repars d’aplomb.

Vilaine côte canal 139L’après-midi, je vois un bateau à sec couché au bord du chemin, des cygnes et leurs petits et je réponds à un questionnaire sur l’histoire de la Bretagne. Mon voyage mêle les curiosités, la biodiversité et la connaissance ! Les bornes kilométriques en pierre rythme aussi mon avancement. A la pause de l’après-midi, je regarde des ados sauter d’un pont en faisant des figures de style ! Ils plongent même quand une péniche passe sous le pont ! Ils sont un grand groupe et s’amusent bien en impressionnant leurs copains. J’observe une chenille blanche et rouge très jolie qui longe ma table.

Vilaine côte canal 163J’arrive à Redon où je ne m’attarde pas car j’ai déjà visité la ville lors d’un précédant voyage le long du canal de Nantes à Brest. Cependant, le chemin de halage s’arrête ici le long de la Vilaine :-( Seule la trace du GR39 est indiqué dans mon guide jusqu’à Arzal… Il y a bien le canal mais je le prendrai plutôt au retour. Mauvaise idée, je fais un détour pour contourner le port de Redon où je prends quelques photos des graffitis puis je dois prendre la route avec les voitures pour rejoindre Rieux.

Vilaine côte canal 211C’est  ici que je campe pour la soirée, au tarif modique de 5.20 euros. J’arrive tôt, à 16h45, ce qui me laisse le temps de profiter de la soirée. J’installe ma tente, je prends une douche puis  l’apéro et je vais au cente-ville pour regarder un match de la coupe du Monde dans un bar.  La vue sur la Vilaine de mon camping est belle et reposante. Après avoir mangé un cassoulet, je vais encore me promener à pied. Il y a les ruines d’un château sur un promontoire boisé. Il y a là des sculptures en bois d’oiseaux, des panneaux informatifs sur le château, l’histoire et la nature.  De là haut, je vois un mec faire du kite-surf dans le foin. Il dérape, saute, cours pour tenir sa voile ! Sa femme l’attend dans la voiture et semble vouloir rentrer, lui il s’éclate !

Fin du chemin de halage, montées – descentes sur les départementales :-/

Au compteur : 82 km, 5h, 50.75 km/h maxi !

Vilaine côte canal 224Je pars de bonne heure du camping. Malheureusement, il n’y a plus de chemin de halage le long de la Vilaine :-( J’essaye de suivre quand même la Vilaine au plus près par des petits chemins mais je tombe dans un cul-de-sac dans un champ… Je décide de remontée et de passer par les villages. J’enchaîne les montées – descentes et les fermes avec de gros chiens :-/ La route est difficile à trouver ou alors prendre le GR39…

Vilaine côte canal 227J’arrive enfin à Béganne pour faire quelques courses. Un vieux maboule se jette sur mes sacoches et repars aussi sec sans dire un mot… Les montées sont lentes et difficiles, les descentes trop rapides et je dois freiner, donc perdre de l’énergie que j’ai fournie.J’arrive au port de Foleux. Des gens jouent à des jeux de plein air : Sumo, tir à l’arc, kayak… Je dois faire un gros détour pour contourner l’Etier. Je transpire beaucoup et j’ai un coup de soleil sur le nez. Je fais des vidéos et je descends à 50 km/h ! A Marzon, je fais une pause car je suis déjà bien fatigué.

Vilaine côte canal 243Je passe sur le pont de la Roche-Bernard avec une vue imprenable sur son port de plaisance sur la Vilaine.  Je pique-nique sur cette belle base nautique. Un chien vient me faire les yeux doux, je lui donne un petit bout de mon sandwich. Il y a beaucoup d’enfants à jouer au foot puis à s’initier au dériveur.

Vilaine côte canal 259Je décide de ne pas aller jusqu’à Arzal, l’embouchure de la Vilaine. Je prends maintenant les départementales pour rejoindre Fréhel. Mon idée est de camper sur la côte ce soir, à Piriac-sur-mer ou la Turballe. Après Assérac, je suis un temps la Vélocéan qui m’emmène à Mesquer et ses marais-salants, ses huîtres et l’estuaire de la Vilaine. Mais cette véloroute zig-zag dans les villages, ne suis pas la côte et n’indique pas les directions.

Vilaine côte canal 320J’arrive enfin à Piriac après cette éprouvante journée. Il y a beaucoup de maisons secondaires closes… Je retrouve les plages de l’Oc »an Atlantique, son port de pêche et les touristes. A l’office de tourisme, on m’indique un camping une étoile pas loin de la mer ni du centre-ville.  Il y a beaucoup de mobile-home et je suis la seule tente sur le terrain. Je pars à pied boire une bière devant un match de foot et manger au restaurant en centre-ville où l’on me sers une bonne portion de moules-frites à 11.50 euros. Un vieux parle tout seul à côté de nous.  Enfin, je retourne au camping lire mon livre de Sarah Marquis sur sa marche à pied de Sibérie en Australie. Je ressort en vélo mais je loupe le coucher de soleil. Une bonne nuit de sommeil pour récupérer des forces pour demain !

Port, marais-salants, marché, plage, chantier naval, pont de Saint-Nazaire et coucher de soleil

Vilaine côte canal 342Je prends ma baguette à la boulangerie de Piriac puis je veux passer par la Turballe car je ne connais pas cette station balnéaire. J’y arrive en longeant la côte. Il y a un grand port de pêche avec de grands chalutiers.  Je cherche le musée de la pêche mais ne le trouve pas alors je file vers Guérande.

Vilaine côte canal 347Je n’ai pas pris la Vélocéan alors je me rallonge un peu entre ces deux villes mais je passe par les célèbre marais-salants de Guérande où il y a de nombreux échassiers. Les paludiers récoltent le sel. Ensuite, je me pause au marché de la ville médiévale de Guérande intra-muros. Je prends de nectarines et un melon assez cher pour le midi. Je n’ai pas attaché mon vélo à un point fixe que je n’ai pas trouvé alors je le ramène à côté de moi.

Vilaine côte canal 355Je prends la grande route direction la Baule mais il y a trop de trafic alors je prends une petite route. J’arrive sur La Baule-centre puis je longe les 11 km de plage pour arriver sur Pornichet. Les joggers ultra-connectés font leur footing et j’ai la piste cyclable pour moiavec un enchaînement de rond-point sur la fin. Je fais quelques courses au Spar mais c’est très cher : 1.20 le snickers ! Je suis Saint-Nazaire, ou plutôt Sainte-Marguerite, une plage à l’ouest de la grande ville.

Vilaine côte canal 373C’est super ! Il n’y a pas grand monde, le ciel est radieux et je me pose sur la plage pour manger. Après une petite sieste, je vais me baigner : elle est bien froide alors je fais seulement 3 plouf ! Je prends des photos et 2 vidéos d’une méduse rouge et du ressac. Je vois avec mes jumelles un phare, un rocher troué et un îlot de sable. Un resto est à côté, un mec musclé va se baigner et des badauds arrivent au compte-gouttes. Je passe 2 bonnes heures à me prélasser sur cette plage :-)

Vilaine côte canal 409Je roule un moment dans Saint-Nazaire. Je ne connaissais pas bien cette ville finalement car je passe par un quartier puis par un remblai et enfin le fameux chantier naval. Je demande ma route à des joueurs de pétanque qui m’indiquent qu’on peut le traverser. C’est impressionnant ces gros bateaux commandés par de grands armateurs (dont un russe). Il y a aussi des grues gigantesques pour assembler tout ça.

Vilaine côte canal 422Le moment est venu de passer le pont de Saint-Nazaire. C’est un passage délicat : les camions me décoiffent d’un sens et dans l’autre ! Un cycliste le passe en même temps que moins mais il est plus malin car il vpasse à gauche car il y a une voie de libre. Sensations garanties dans la descente sans freiner (48 km/h) : costaud à passer ! Je me pause 10 minute à Saint-Brévin Mindin après cette épreuve. Je prends des photos du « vieux pont de Saint-Nazaire » ! (une pensée pour Eugène, un vieux de mon village).

Vilaine côte canal 441Je repère un camping à Paimboeuf que je veux atteindre ce soir. Je suis alors la Vélodyssée qui conduit de Saint-Nazaire à Nantes par le sud de la Loire. Je sents que je suis pas loin de la crise d’hypoglycémie alors je mange un snickers à Corsept. Le camping 3* est bien sympa dans la pinède. Il y a des espagnols qui logent dans les chalets en bois, des jeux pour enfants, et la Loire à côté.

Vilaine côte canal 460Je vais au resto-bar et je bois une bière. Une file de mon âge, Christelle, est seule aussi et viens à ma table. On discute bien : elle revient de 2 mois à marcher sur le chemin de Compostelle. Elle est partie de Nantes mais à abandonner en Espagne. Elle est revenue par le bateau d’Espagne à Saint-Nazaire. Elle finti à pied jusqu’à Nantes. Elle est sympa, assez mignonne mais n’arrête pas d’être scotchée à son iphone pour mettre ses vidéos d’elle en ligne.  Je mange avec elle une grosse pizza. Je commande plusieurs Leffe et fume un stick puis elle propose qu’on va voir le coucher de soleil sur la Loire ensemble. Je suis bien excité, on est tous les deux poser contre un arbre et j’hésite à attaquer. Mais elle me dit qu’elle est fatigué et ne me regarde plus. Elle est catholique, ceci explique peut être cela…

Bac sur la Loire, traversée de Nantes et arrivée au canal de Nantes à Brest.

Au compteur : 105 km ! en 6 h et 17.89 km/h de moyenne

Vilaine côte canal 487 Je repasse par le bord de Loire et la forêt de pin. Un coureur cycliste passe devant moi mais je n’accélère pas pour le suivre ou le dépasser. Dans la campagne ligérienne, je vois une cigogne et ses petits sur leur nid qui est posé sur un poteau télégraphique. Le long du canal de la Martinière, je reverrai beaucoup d’oiseau. Je vois des pêcheurs et un groupe de randonneurs à pied sur l’autre rive, bon courage mais c’est un peu trop en ligne droite pour moi… Il fait toujours beau et chaud, je suis toujours en sueur, je mets la crème solaire, la casquette et je bronze maintenant ! :-)

Vilaine côte canal 492A l’entrée du Pellerin, un gros ragondin mort se retrouve les 4 pattes en l’air, dur fin pour lui sûrement… Je prends le bac dans cette ville pour repasser du côté nord de la Loire, à Couëron. Un couple de hollandais (?) attends le bateau et on discute 5 minutes. Pendant que je mange des Princes de Lu, l’homme regarde mon vélo et mon écriteau à l’arrière : « VoyagesAVélo.com, guides et cartes d’itinéraires ». Un groupe d’enfants accompagnés de leurs moniteurs passent, ils sont tous en gilet jaune, casque et en file indienne, sécurité oblige. J’hésite à m’élance pour Nantes mais finalement, je fais une petite pause à l’arrêt du bac sur un banc.

Vilaine côte canal 511Je passe sous le pont de Cheviré et arrive à Nantes, une ville que je connais car j’ai fait 4 années d’étude à l’Université. De l’autre côté de la Loire, en face du pont Anne de Bretagne, je vois des jeunes se prélassé sur l’herbe en face. Ils sont près des machines de l’île de Nantes. Je passe le pont et m’y installe pour le déjeuner. Ca cogne toujours et je garde ma casquette. Des scolaires à casquette rouges mangent là et des femmes profs sont assis à côté de moi.

Vilaine côte canal 532Je repars pour la traversée de Nantes après ma petite sieste quotidienne. Des pancartes installées sur la place de la Fnac vantent les mérites du vélo et toutes ses diversités. Ah, ça me fait plaisir, j’en prends quelques uns en photo ! Je me sens à l’aise avec mon vélo, je prends même une photo de la tour de Bretagne tout en roulant dans le trafic ! ;-) Je file en prenant la rive gauche de l’Erdre en remontant plein nord. Je passe près de l’île Versailles, la fac de Science et mon ancienne cité Universitaire (Fresche Blanc).

Vilaine côte canal 547Direction La Chapelle sur Erdre, en suivant les panneaux de la Vélodyssée pour rejoindre le canal de Nantes à Brest. Après avoir longer les grands axe de la métropole, je parcours des petits chemins bien sympas. Un jeune cycliste que je n’avais pas vu derrière moi, me souris car je fais le guignol avec mon vélo. Un autre prends la grande route près de nous… J’arrive à Sucé sur Erdre que je connais déjà et fais une pause devant le port. Une expo photo d’animaux est installé dans un parc, je regarde et prends quelques photos. J’ai pris plus de 600 photos en 6 jours, dès fois en freinant pour la prendre alors que j’étais élancé…

Vilaine côte canal 568Je cherche de l’eau mais n’en trouve pas. J’arrive sur le canal de Nantes à Brest. Il est toujours aussi joli et calme. Je fais un demi-tour au prochain pont. Je n’arrive pas à me décider si je vais au camping de Nort-sur-Erdre, mais à l’écart et trop proche pour cette heure, ou continuer jusqu’à Blain, mais ça fait 23 km de plus et j’en ai déjà parcouru 82… Finalement, j’opte pour la 2ème option plus ambiteuse et finalement ca le fait carrément avec de la musique dans les oreilles bien ennervé en écoutant les BB Brunes et The Hives ! Entre temps, j’ai demandé de l’eau à un éclusier et entrer dans sa cabane pour remplir mes 2 bidons.

Vilaine côte canal 599J’arrive à Blain et vais acheter des snickers et une bière dans le Lidl. Il y a des cassos dans cette ville et ce magasin. Le camping est bien, près d’un resto routier, et à l’ombre. J’ai repéré une fille qui revenait du centre, je suis chaud mais elle est avec des kaïras… J’écris mon carnet de route des deux jours au resto devant un match de foot. Le fils du patron joue avec les grands au ballon. Je décide de manger là, pour 11 euros, c’est très copieux (entrée à volonté, veau farci et glace et vin rouge à foison ! ) et pas cher. Au retour près de ma tente, un autre cyclotouriste s’est installé et on discute un peu. Enfin, je vais faire un tour à pied au château : un groupe de musique bretonne joue et une mamie chante et danse timidement.