Passage par le viaduc de Souleuvre, je longe la Vire et dors à l’auberge de Saint-Lô

La Manche a velo 004 (150)Le punk anglais fait la gueule, ce sont des chiottes à la turque au camping municipal ! Je passe à la gare pour acheter mon billet de train retour depuis Cherbourg. Le TER pour Rennes part vendredi à 13h30, j’ai 130 km à faire en 2 jours : je n’ai pas le droit de trop traîner ! Les petites routes de Normandie sont bien vallonnées par ici ! Je passe par le viaduc de Souleuvre. Il y a une luge sur rail, un saut à l’élastique du pont et des espaces jeux et pique-nique. J’arrive juste avant la grosse averse et me mets à l’abri sous un arbre.  Je repars après cette pause et c’est costaud : je suis obligé de mettre pied à terre pour avancer !

La Manche a velo 006 (74)Je croise très rapidement un groupe d’une vingtaine de retraités car je descends à fond et ils montent doucement. Je leur dit bonjour mais ils sont éparpillés et peinent dur alors je rigole :-o Il fait beau et les montées descentes s’enchaînent par ici. Je rejoins le chemin de halage de la Vire et c’est plus plat maintenant ! Je passe à côté du Tessy-sur-Vire où la rivière est très jolie avec ce beau temps. Il y a là des activités de plein air : base de kayak, falaises, panneaux d’informations et une exposition bizarre.  J’écoute de la musique et enlève une oreillette pour dire bonjour à ceux qui me croisent.

La Manche a velo 004 (173)J’entre dans le département de la Manche, il y a du vent fort face à moi. Je prends en photo le joli bocage normand et les animaux des pâturages : vaches, chevaux et ânes embêtés par les mouches. La campagne a été bien conservé ici avec ces haies. Je fais une pause avant d’arriver à Saint-Lô. Je cherche un hôtel car il n’y a pas de camping indiqué sur ma carte pour cette grande ville. Je trouve du 1er coup l’auberge Normande qui est pas cher (33 euros) et proche du centre. L’aubergiste m’indique où mettre à l’abri mon vélo, je monte mes sacoches et monte à ma chambre. C’est parfait pour regarder le match Brésil – Allemagne ! Ca fait plaisir de temps en temps d’être à l’hôtel ! Il fait restaurant mais je préfère visiter la ville. J’en fais le tour par ses remparts et je mange un kébab sur place. J’ai deux nouvelles commandes pour mes guides de voyages à vélo, super !

Je suis le chemin de halage de la Vire et traverse les marais du Cotentin

Au compteur : 85 km, 8 h, 17 km/h de moyenne, 43 km/h maxi

La Manche a velo 004 (175)J’ai bien dormi dans ma chambre d’hôtel. Cependant, je me lève tôt à cause de ltélé dans la chambre du voisin dès 6h30. Je mate Télématin, prends une douche et descends pour le petit déjeuner à 7h15. La mamie descends en robe de chambre et me sert du pain-beurre-confiture + un croissant avec mon café : je mange tout ! Je repars par le chemin de halage de la Vire. Il fait beau et la campagne est belle ! Je m’arrête aux claies de Vire, une installation sur la rivière pour capturer des poissons migrateurs : truites, saumons et aloses. Je lis les informations sur ce système de comptage, prends des photos de la belle chute d’eau puis repars. Plusieurs buses s’envolent près de moi à mon passage et je vois aussi un castor dans l’eau.

La Manche a velo 006 (79)J’arrive ensuite dans les marais du Cotentin et par ici c’est tout plat. Je suis un canal et j’arrive déjà à Carentan. Je pique-nique face au port de plaisance qui est relié à la Manche par un autre canal. Je fais une sieste avec en bruit de fond l’eau de la fontaine à côté. Le bourg de Carentan n’a rien de spécial alors je passe de l’autre côté de la ligne de TER pour poursuivre mon itinéraire. La voie verte, qui est une ancienne ligne de chemin de fer, continue pour ma plus grande joie. Les environs sont ruraux, et je croise plus d’animaux que d’habitants. Trois chèvres se reposent au soleil sur le bas côté. J’évite le Mont Castre car ça part dans une grosse montée.

La Manche a velo 006 (87)J’arrive à la Haye-du-Puits de bonne heure, à 15 heures, là où il y a un camping. Je me pause dans le parc de la commune puis repart en me perdant car la voie verte est coupée à cet endroit. Je ne vois personne sur le chemin de Saint-Sauveur-le-Vicomte, la Manche est peu peuplée ! Je m’installe au camping près du château puis je repars faire quelques courses. Deux colonies d’enfants occupent la majorité du terrain. L’animatrice me dit bonjour avec le sourire, elle est très mignonne ! Je visite la cour intérieur du château, mange puis je bois un coup au bar de bikers. Le barman a une Harley, sa copine une moto sportive. A mon retour au camping, je ne revois pas la jolie fille et regarde le match de football avec 2 personnes âgées. Son mari regarde tous les matchs de la coupe du Monde, et elle l’accompagne. Je règle le poste car le son est pourri. Je vais me couché à la mi-temps car la fatigue me prends.

Arrivée à Cherbourg et soirée à mes cousins

Au compteur : 64 km (50 + 14 à Cherbourg), 52 km/h maxi

La Manche a velo 006 (92)Je me lève très tôt, le 1er du camping, car à 6h30 je suis réveillé. Je reprends une douche, me prépare à 8 heures quand les autres cyclistes se réveillent. Je veux arriver à Cherbourg à midi. Je reprends la voie verte jusqu’à Bricquebec où il y a encore un château. J’y fais une pause et je vois les couvreurs qui sont à l’oeuvre. Ensuite, c’est bien vallonée jusqu’à Cherbourg, j’enchaîne les montées et descentes. Je refais une pause à 10 km du but à un croisement en campagne.

La Manche a velo 006 (95)Ensuite, je me promène dans les jardins du château des Ravalet. Le monument ainsi que son cadre sont magnifiques : les paysagistes font bien leur travail ! Avec le ciel bleu, les photos sont belles. Il y a de grands arbres et des fleurs de toutes les formes et de toutes couleurs ! J’arrive à Cherbourg par Tourlaville, longe les ferrys sur une piste cyclable.Je traverse le port de plaisance puis m’accorde une bière sur un banc du centre ville, à la place du marché. C’est alors que Nisa et Charlie, mes cousins, m’appellent. Ils me rejoignent et l’on va manger des tartines dans une brasserie puis ils repartent à leur travail.

La Manche a velo 006 (101)L’après-midi, je me rends à la cité de la Mer mais c’est cher (18 euros) et la visite dure 5 heures. Alors je fais un tour dans le grand hall d’entrée et je rentre dans leur boutique pendant 1h30. Je me pause ensuite face au port puis repart pour chercher une plage. Je repasse par le centre puis prends direction Querqueville mais une dame me dit que la plage la plus près est à 5 km car la baignade est interdite dans la petite rade. J’admire la vue sur la grande rade à pied, à vélo et sur un banc. Enfin, je reviens dans le centre. Mon carte casse alors je le remets en place en le bricolant dans une rue. Je ne trouve pas le musée d’histoire naturelle alors je me balade dans le seul petit parc que je vois. Je bois ensuite une bière en terrasse en attendant que Nisa et Charlie me rejoignent.

La Manche a velo 006 (103)Chez Nisa, qui habite juste à côté, je prends une bonne douche et répare vite fait leurs vélos. On boit de la bière et de l’eau de vie à l’apéro. Je veux fêter l’arrivée de mon beau voyage. Lionel, le copain de Nisa, arrive tard et il est crevé en ce vendredi soir. On discute ensemble et l’on mange 4 grosses pizzas maison. Je motive Charlie à aller boire un verre au bar d’en bas. C’est un pub sympa et on joue aux fléchettes. On rencontre Enzo avec qui l’on discute randonnée. Il joue avec nous mais il est trop fort alors il gagne au Cricket aisément. Charlie va se coucher car il travaille demain et moi je bois un dernier verre. Je n’ai pas bien loin à rentrer, juste à montée les escaliers de cet appartement sur 3 étages.

Retour en train sur Rennes, les randonnées vont se poursuivent cet été !

La Manche a velo 006 (106)A 7 heures, le réveil est dur car les autres partent travailler. J’arrive à me rendormir jusqu’à 9h20, ça faisait longtemps ! Je prends un café et une douche, puis je répare le vélo à assistance électrique de Nisa. Je fais la vaisselle et remets mes sacoches sur mon vélo. Je n’ai pas de temps pour passer au petit museum. Je pense suivre le panneau de la gare dans une grosse montée mais je dois faire demi-tour tout en haut de Cherbourg. Je suis en nage, et les voitures puent et font beaucoup de bruit à côté de moi. Je rejoins Charlie à la gare à 12h15. On mange ensemble dans une brasserie. On se prends une bavette accompagnée de frites pour 9 euros. On se dit au revoir. Il part début août 2.5 mois en Amérique du Sud avec Nisa en rejoignant leur frère Florian à Lima au Pérou. Florian est déjà depuis 6 mois à vadrouiller là bas en mode randonnée en sac à dos. Je vérifie plusieurs fois mes horaires de train car j’ai une correspondance à Lisieux pour Rennes. Là bas, j’ai une envie très pressente alors j’urine à côté des WC extérieur qui sont occupés.

La Manche a velo 006 (105)Il y a beaucoup de monde et tous les crochets sont pris par des vélos. Un mec sympa me libère une place. J’écris mon carnet de voyage dans le train et je lis le journal. J’hésite à appeler des copains pour sortir ce soir car je suis encore fatigué de mon voyage. Je dois faire mon déménagement le 14 juillet. Je passe d’une colocation à une autre car je ne m’entends pas bien avec mes nouveaux colocs et je vais dans mon ancienne coloc où je sais que ce sera beaucoup mieux.  Ensuite, je repars en randonnée à pied avec Gaëtan faire le tour de Belle-île, puis le GR34 dans le Finistère Nord. Puis, je vais faire mon baptême de plongée avec Billy au large de l’île de Groix. Enfin, Iva, mon ex-copine tchèque, doit venir début août pour qu’on aille rejoindre des copains à Camaret-sur-Mer. Beau programme pour cet été !

Conclusion :

La Manche a velo 006 (107)Le voyage le long de la Manche s’est très bien passé. Les côtes au début dans les côtes d’Armor était un peu dur puis je me suis habitué et cela a été ^plus facile en Normandie. C’est la 2ème fois que j’arpente des terres vallonées, après les montagnes Tchèques. Le tour de Manche continue en Angleterre mais je n’ai pas le temps d’y aller et puis la traversée en ferry est chère.  Les paysages étaient beaux, la nature diversifiée, la mer belle et le beau temps était au rendez-vous ! J’ai fais quelques rencontres éphémères, j’ai bien roulé (70 km / jour) alors que le parcours n’était pas facile avec les dénivelés. J’ai pris pleins de photos et des vidéos pour conserver des souvenirs de ce beau voyage.