Arrivée en Corse par avion puis bateau

GR20-0900.JPGAujourd’hui, c’est mon aniversaire, j’ai 31 ans. J’ai pris 6 jours de congé pour partir en Corse et randonner sur le GR20 Nord. Ca va me faire un bien fou car ça se passe mal au travail et j’ai besoin de décompressé ! Je vais le parcourir en groupe avec Jean-Claude, mon oncle et ses 2 enfants (Florian et Nisa), Sandra, Fabrice et Jean-Michel et Christine et William. On a fait appel aux services de Corsica Natura, une agence Corse qui organisera notre périple et nous encadrera avec un guide de montagne qui nous accompagnera. Le prix du séjour sera plus élevé mais on sera entre de bonnes mains ! Il faut compter 1000 euros pour ce trek d’une semaine : 600 euros pour l’agence, 200 euros de transport et 200 euros de dépenses sur place. C’est cher mais le GR20, c’est mythique et ça se paye !

GR20-0902.JPGJe prends le TER de Rennes à Nantes à 9h puis la navette qui mène à l’aéroport de Nantes Atlantique. Je suis 2 heures en avance… J’ai retiré 80 euros, ce qui ne sera pas suffisant pour tenir toute la semaine… Je craque en achetant un paquet de clopes en attendant. Jean-Claude, Fabrice, Jean-Michel, Christine et William arrivent juste à temps pour l’enregistrement et on embarque en retard dans l’avion pour Marseille.

On arrive à Marseille à 15 heures. On prends la navette vers le centre ville mais il y a un bouchon dû à un accident… On prend ensuite le métro à la gare Saint Charles pour arriver sur le vieux port. C’est tout en travaux, il n’y a pas grand chose à voir et on transporte tous nos lours bagages. On retrouve Florian, Nisa et Sandra autour d’une table en terasse sur une place. On boit 2 bières, on se présente car je ne connais pas Jean-Michel, Christine et William. On arrive des 4 coins de la France très motivé pour parcourir le GR20.

GR20-0904.jpgOn va à pied à la gare maritime et on arrive les derniers pour embarquer sur le grand bateau. C’est un ferry de la SNCM et il peut accueilir 300 à 400 passagers ! On se perd dans le labyrinthe des cabines et les 10 étages du navire ! On a une belle vue sur le vieux port et la bonne Mère. Il y a même 2 piscines alors on saute dedans tous les 4 jeunes (Florian, Nisa, Sandra et moi). On est tout seul à se baigner et on rigole bien ! Ensuite, on va mangé et c’est très cher : 10 euros la tranche de jambon en entrée ! Enfin, on va dormir dans nos cabines avec le bercement des flots :-)

1er jour de randonnée aux aiguilles de Bavella

GR20-0910.jpgOn se lève à 6h30 de nos lits couchette. On débarque à la gare maritime d’Ajaccio et il fait beau et chaud . Je fais et défais mes 2 sacs : 1 sac à dos que l’on portera toute la journée et un bagage d’assistance qui nous sera remis tous les 3 jours. Et il faut bien séparer le nécessaire et le superflu !

Le guide, Brice, arrive et nous explique le programme de la journée. On part en car pendant 2h30 pour rejoindre Bavella, dans le Sud-Est de la Corse. On monte en altitude, les paysages montgneux sont magnifiques ! On passe par de petits villages isolées à flanc de colline. On rend aussi notre sac suiveur.

A 11h30, on est prêt à randonner ! On se partage les pique-nique : mon sac à dos est trop petit pour tout transporter ! Il a une contenance de seulement 40 litres et il contient mon sac de couchage, des vêtement chaud et imperméable, la trousse de toilette, de l’eau et la nourriture…

GR20-004.JPGOn commence à grimper dans la forêt. Je marche avec mes chaussures Arpenaz Flex Novadry de chez Décathlon. Elles sont confortables, elles m’ont coûté seulement 50 euros mais elles sont basses et ne tiennent pas bien la cheville. J’ai aussi acheté dans de bonnes  chaussettes à 15 euros la paire et je n’aurai pas de problème d’ampoules pendant le trek ! Enfin, j’ai investi dans des bâtons de marche. Je pensai que c’était plus gênant qu’autre chose mais finalement, ça me servira bien dans les montées et les descentes.

GR20-0912.JPGOn mange le pique-nique à 1h30 après avoir bien grimpé. Au menu : apéro muscat, saucisson corse, salade composée, fromage corse avec du pain et de la confiture de figues et une pomme pour terminer. On prends même un café et je peux pas m’empêcher de fumer une clope…

L’après midi, on attaque les aiguilles de Bavella par la variante alpine. Ca monte sévère et on a même un passage à faire en rappel sur une chaîne où je ne suis pas trop à l’aise. On arrive au refuge d’Asinao et le guide nous donne les consignes à suivre, entre autre, de ne pas rentrer avec ses chaussures de randonnée dans le refuge, mais je n’ai pas emporter mes sandalettes ! D’en haut, il nous montre les sanitaires qui sont des toilettes sèches et 2 douches froides. C’est à la dur mais en même temps, on est en plein maquis corse ! Il y a une salle commune où l’on peut cuisiner et s’asseoir pour manger son repas. Enfin, un dortoir sur 2 étages tout en bois où l’on dormira à 15 dedans !

GR20-007.JPGOn boit une bière et je ne me lave pas ce soir. On mange des lentilles, ça réchauffe. On est 2 groupes et les guides sont avec le gardien du refuge. Il est un peu bourru mais aux petits soins avec nous ! On se couche de bonne heure, à 22 heures, car on est fatigué et on se lève à 6 heure demain matin ! Ca manque un peu d’ntimité dans le dortoir. Une femme enlève même son soutien gorge devant moi ! Ensuite, il y en a qui ronfle mais j’arrive à m’endormir après 30 minutes.

Ascension du sommet de l’Incudine à 2134 m

GR20-0923.JPGOn se fait réveiller de bonne heure dans le refuge par l’autre groupe qui s’est couché plus tôt que nous (ils se sont couchés dès 20h30 après manger aussi !). On prend un bon gros petit déjeuner et on remballe toutes nos affaires. On remplit aussi nos gourdes et on se partage le déjeuner du midi : ça alourdit bien le sac à dos mais c’est vital !

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On commence à grimper dur dès le départ. On crapahute pendant 2h30 pour atteindre le sommet de l’Incudine à 2134 mètres d’altitude, On va marcher pendant 6 heures avec un dénivelé positif cumulé de 850 mètres ! Il y a beaucoup de vent tout là haut alors je m’équipe de ma veste, et même du bonnet et des gants ! Hé oui, la montagne connaît de brutal changement climatique ! On touche la grande croix de bois vissée sur le sommet qui tremble elle aussi face aux rafales de vent.

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Ensuite, c’est plus tranquille. On descend gentiment dans les landes. On arrive sur le plateau de Cuscione où il y a des pozzines. C’est un terrain couvert de pelouse rase et moelleux (une sorte de tourbe) traversées de rivères qui forment par moment des puits d’eau. C’est très joli et on y voit nos premiers animaux : vaches, cochons et corbeaux qui évoluent en liberté dans ce grand espace naturel.

On finit l’étape du jour par des chemins plats pour arriver aux bergeries de Croce. On prend une bonne douche chaude et on récupère nos sacs suiveurs car ce refuge est accessible en 4*4. On boit une bière corse, une pietra, à 3 euros tout de même. Je n’ai déjà plus de liquides pour payer ma tournée… On mange dans la convivialité puis je vais dormir car il fait froid dehors. Je lis mon magaine sur le GR20 et je m’endors.

Marche sur l’arrête des sommets avec du vent

CIMG4825.JPGIl a plu cette nuit, accompagné de fortes rafales de vent. Au petit matin, le temps est brumeux et humide. Il faut s’équiper de nos tenues de pluie et se protéger contre le froid : kawaï, sur-pantalon, gants et bonnet. Je n’ai pas de house pour protéger mon sac de la pluie, alors je mets mes affaires dans des sacs en plastique. On part gentiment sur un chemin plat. Ensuite, on prend un détour pour marchant dans les landes.On s’arrête manger près d’une cabane de chasseur.

CIMG4855.JPGL’après-midi, on marche la crête des sommets. Le passage est difficle, d’autant plus que le vent est très fort par endroit : c’est l’effet venturi dans les couloirs de vents en des cols. Les nuages remontent les pentes des montagnes et nous arrivent dessus à grande vitesse. Certains passages sont techniques et le guide nous aide à les franchir. Il ne faut pas avoir le vertige ici car c’est un passage aérien sur les crêtes ! Heureusement, en descendant vers le refuge d’Usciolu, le ciel se dégage un peu et on peut admirer le superbe panorama sur les montagnes corse, et même au fond la mer Tyrrhénienne :-)

CIMG4865La descente vers le refuge est longue et arrassante après cette étape technique et difficile. Il n’y a que deux WC et 2 douches à l’eau froide ici. Je décide simplement de me faire une petite toilette à un lavabo car il y a en plus du monde à attendre. Il y a un magasin où j’achète un paquet de cigarette et un vin chaud :-) On est 80 au refuge et le gardien nous dit qu’il peut arriver jusqu’à 200 personnes ici ! Le GR20 passe en plein maquis corse mais ce chemin de Grande Randonnée a une belle réputation ! Il n’y a as assez de place pour que notre groupe dorme tous dans le refuge, alors je choisis de dormir dans une tente bleue mise à notre disposition avec son matelas.

7 heures de marche avec 2000 m de dénivelé cumulé

CIMG4877-copie-1.JPGLe pipi du matin est pénible car il y a une file d’attente de 4 personnes et on ne doit pas uriner autour du refuge. Il y a encore beaucoup de brume ce matin. C’est l’étape la plus longue, le guide nous as prévenu.

On part bien équipé sur une grosse montée mais en se déshabille un peu car ça donne chaud de grimper. Comme hier, on arrive à un sommet et le GR20 poursuit sur une crête. Le temps n’étant pas de la partie, le guide nous suggère de ne pas emprunter ce passage. On poursuit alors sur une variante, plus longue certe mais moins dangereuse. On prend notre déjeuner avec l’autre groupe à côté d’une chapelle. On mange du saucisson, du taboulé, du bon fromage et une pomme. On ne traîne pas trop car la route est encore longue.

CIMG4938.JPGOn redescend pendant 2 bonnes heures. En tout, dans la journée, on aura marché plus de 7 heures, avec un dénivelé positif de 800 mètres et un dénivelé négatif de 1200 mètres ! L’après-midi, le soleil se dévoile et la chaleur monte. On marche encore 2 heures sur un chemin plat. On peut discuter de choses et d’autres, ce qu’on ne peut pas faire sur les pentes caillouteuses qui prennent toute notre attention.

GR20-0948.JPGOn croise un pêcheur qui a pris des truites corses, petites mais jolies. On s’installe au gîte du col de Verde. C’est le grand luxe ici : on a notre propre chalet avec chacun son lit et ill y a des douches chaudes ! J’en profite pour me raser aussi. On prend l’apéro au soleil mais le vent reste frais. On dîne longuement comme dans un restaurant. A la fin du repas, on se paye des tournées de myrtes et le patron nous chante des chants corses, c’est émouvant.