Rencontre avec Hugo et Pauline

Au compteur : 90 km, 18 km/h

DSCF0333Je me lève à 7h45 mais je suis prêt à partir seulement à 9h30. Je roule bien le matin (31 km/h sur un route plate très roulante avec vent dans le dos) et le paysage est diversifié : grande église, sable sur le chemin en bord de Loire et rivière claire. Je rejoints les 2 mulhousiens, Bruno et Fabienne, sur le parcours mais m’arrête de temps à autre prendre des photos et les rattrapent. Je les quitterai à l’entrée d’Orléans car je veux visiter la ville alors qu’ils ne s’arrête jamais dans les grandes villes. J’admire la place Matroi avec la statue de la pucelle et meneuse Jeanne d’Arc puis je marche près de mon vélo dans le centre ville où les travaux du tramway occupent le terrain. En repartant, ma potence de guidon me refait des siennes…

DSCF0347Sur une terasse de centre ville, je revois un couple de djeun’s déjà croisé sur la route. Je leur demande où il y aurait une boulangerie en pensant reprendre ma route, mais je finis par me poser à leur table au soleil en sirotant un bon 1/2 bien frais avec eux. De fil en aiguille, on va faire les courses ensemble puis il me propose de poser ma tente à leur camping : banco, j’accepte. Sur leur emplacement, Hugo arrive à serrer la vis de mon guidon (merci le cycliste club :-) puis on s’installe en plein air et on se fait un bon apéri-spliff que Pauline veut bien rouler et fumer ! Autour d’une bonne bouffe, on échange bien : ils sont normands, instituteurs tous les 2 à Paris et parcours 40 km/jour jusqu’à Nevers. On délire bien ensemble et la jolie Pauline nous montre un champignon jaune bien space sur la pelouse. Hugo est très sportif et ils apprécient maintenant de partir faire de la grande randonnées en montagne, de la spéléo et du vélo. Super soirée quoi !!

Je me remémore mes animaux morts

DSCF0350.JPGJe me lève tard avec la soirée d’hier et mon p’tit dernier spliff pour profiter encore un peu de cette rencontre. D’ailleurs, ce matin, j’attends Hugo et Pauline qui se pomponnent aux sanitaires et surtout qu’ils chargent leurs 7 sacoches à 2 (un peu de superflu, non ?). Donc on décolle ensemble à 10h45 sur de belles routes de campagnes avec champs floraux, petite bourgade de caractère et on croise la fameuse « méridienne verte ». Avec hugo, on fait la course et on attend Pauline qui va a son rythme avec son vélo de ville. On prend des photos ensemble, on se paume ensemble car on a pas vu de panneaux puis on déjeune à 13h15 à côté d’un château près d’un grand pont de la Loire. Après 33km et cette pause déjeuner, c’est le temps de se dire « au revoir » car eux visite la ville trankilou et se pose ici alors que moi je veux voir d’autres paysages à travers la France.

DSCF0366.JPGJe roule bien tout seul et je croise d’autres cyclo-touristes sur le parcours : un mec tout seul dans mon sens (dialogue basique à un stop : départ, arrivée…) et un couple sympa déjà croisé mais que je sème ;-) Sur la route, je tombe par hasard sur une hécatombe d’animaux morts écrasés et tués par la route. Ah ça, on n’en parle jamais des victimes des automobilistes qui ne s’en rendent même pas compte !! Adieu charmante perdrix, écureuil au beau pelage roux et hérisson piquant. Puisse vous réincarnez pour vous vengez de la supepuissance et de la bêtise humaine ! Enfin, je m’arrête pour un petit moineau blessé et le met dans le fossé pour qu’il soit épargné.

DSCF0369.JPGJe repère un camping sur ma carte et j’y vais. Super site, il y a une écluiserie et j’installe mon camp à 2 m d’aplomb à la Loire :-) Mes voisins en camping-car prennent l’apéro et m’apporte des blettes (poissons), merci bien ! Je les mange vue sur une petite île où le père et son fils se baignent puis vien les lumières rouge-orange du soleil couchant. Le soir, je me promène au bourg mais rien à signaler…

Briare et le chemin de sable mouvant

Au compteur : 40 bornes, journée de repos pour faire le tour des bleds.

DSCF0381.JPGAujourd’hui, c’est dimanche et dimanche c’est repos ! Je me lève trankilou le temps d’émergé car samedi soir j’ai fini dans un parc à mater une partie de pétanque de loin et j’ai fait de la balançoire sous effet psychotrope et 86 pour fêter ça ! Je décide d’aller visiter Briare et ses ponts-canaux (de l’eau canalisé sur la Loire). Je prends des photos, il y a un peu de touristes et je parle vite faite avec un couple de djeun’s mais je déjeune seul le long du canal en lisant mon journal et en écoutant les infos : pénard koi… J’en profite aussi pour faire des courses alimentaires car ça bouffe un grand gaillard de 2m qui se dépense toute la journée !

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Je retourne ensuite à mon point de départ mais je ne prends pas le beau chemin aller le long du canal mais le long de la Loire. Résultat, je me paume dans la forêt, je dois avancer en poussant mon vélo car il y a beaucoup de sable. Au passage, je vois une salamandre me filer entre les pattes : bien sûr je flippe vu comment je suis trouillard tout seul dans la Jungle !

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Je croise un autre couple qui continue mais moi je stoppe à 17h car c’est jour de relâche et je dois trouver un autre camping pour la nuit. Je m’installe dans un camping à 4 euros (ça c’est le bon prix !) mais où il y a une pancarte « Interdit aux nomades et forains » (mais moi je suis nomade et fier de l’être !) M’étant posé, je fais le bilan de ma 1ère semaine passé à rouler à vélo en solitaire : il y a 1/2 du trajet d’effectué pour arriver à Bâle et 1/5 de fait pour Budapest. Ca commence à prendre de la gueule mon voyage et je suis bien motivé pour continuer ma route demain lundi à l’aube !

La colline de Sancerre

Au compteur :

– 671 km au total en passant 37 h sur ma selle (ou à côté lors des visite de ville).

– Aujourd’hui : 101.90 km en 5h38 à 18 km/h (un record lors du lundi de la 2ème semaine !)

DSCF0398.JPGJe pars à 9h pétante du camping municipal d’un petit bled se trouvant dans les terres. C’est la dame du petit office du tourisme qui me l’a indiqué. Elle m’a aussi dit que c’était 4 euros et me donne le code pour entrer car le proprio est en week-end ! Au final, je pars le lendemain sans payer, en passant tout de même devant le gardien et lui susurant un petit « bonjour » rapido ! J’essaye de rejoindre « La Loire à vélo » en coupant mais au final je mettrai 30 min pour la rejoindre car je n’arrive pas à contourner une centrale nuclaire (et bien sûr c’est interdit de la traverser ! Attention aux radiations ! ).

DSCF0401.JPGJe roule bien jusqu’à la butte de Sancerre. Au pied, j’achète une petite bouteille de gaz pour mon réchaud car il est à sec. Je dois jeter l’ancienne dans une poubelle car elles ne sont pas consignées : bravo les non-écolos ! Ensuite je m’attaque à la montagne où la ville de Sancerre s’est construit. Là j’en chie des bulles physiquement : j’ai chaud et je suis en sueur. Par contre, d’en haut, on a une magnifique vue panoramique sur les vignobles et les contours de ce pays. Je prends un godet bien mérité, visite de la ville et prise de photos. Enfin, j’attaque la méga descente de cette colline (je m’y reprenderai à 2 fois car je n’ai pas pris la bonne route à la 1ère :-/ ). Je commence à dévaler la portion de 2 km : les conditions et les sensations sont extras. Je décide alors de tenter de prendre une vidéo de ce trip d’adrénaline (elle est dispo dans la catégorie Page du menu droit). Je trouve le résultat pas mal du tout : je montre bien les 2 côtés de la route en commentant la butte, son chateau et les vignobles mais aussi les risques pris en live (je prend mon appareil photo-vidéo de la main droite alors qu’elle me sert pour freiner du frein arrière !) et enfin en invectivant une bagnole qui me dépasse alors que je suis 45 km/h, que je prend la moitié de la route et que je ne l’ai pas vu venir !

DSCF0429.JPGA la charité sur Loire, je m’assois à une terasse de café pour prendre un 1/2 mais des cas-soss s’asseoit à ma table et eux sont servis mais pas moi : je me casse sans rien prendre, en ne disant rien mais en n’en pensant pas moins ! Je file sur des routes départementales car les panneaux d’indication ne sont pas ou mal indiqués. Attention aux bagoles qui roule 4 à 5 fois plus vite que moi ! Cela me permet néanmois d’échanger quelques mots en roulant avec un « vrai » cycliste. Il me dit d’ailleurs qu’il va voir un copain au bled d’après qui fait une course. Moi, je dois trouver de l’eau puis effectivement il y a une course cycliste organisé dans le centre de la commune . Les mecs fusent avec leurs vélos de course et le speaker n’arrête pas de s’enflammer en lançant bruyamment à chaque tour : « prime à la ligne, prime, 30 euros ! »

DSCF0438Je repars par la pelouse au bord du canal en évitant ces furieux. J’arrive à Cully où j’ai repéré un camping : pas de bol, je ne le vois pas et la dame du bistrot m’apprend qu’il à fermer depuis belle lurette ! Je ne compte pas faire plus de borne pour trouver un camping à côté de Nevers alors je me décide à faire du camping sauvage dans le coin. J’opte pour une pelouse près de la Loire, vue sur un grand pont mais proche du centre ville. Bien entendu, j’installerai ma tente aux pieds des arbres quand il fera nuit et que les gens auront quitter les lieux : c’est très chiant d’attendre puis de se sentir expier !

En passant par le circuit automobile de Magny-cours

Au compteur : 104 km, 5h42, 18 km/h

DSCF0439.JPGJ’ai bien dormi malgré ce repli un peu trop fréquenté pour la nuit. Je me lève à 7h et je stresse un peu d’être repéré en repliant ma tente avec les bagnoles de passage : il me faudra seulement 20 minutes de préparation pour tailler la route ! Je prends quand même un chocolat chaud au bistrot de la veille pour me remettre d’aplomb et roulé après ce départ un peu précipité vers la Bourgogne, fini le centre de la France !

DSCF0441.JPGEn roulant vers Magny-Cours, je me prend de plein fouet une abeille dans le coup et elle me pique car elle n’aime pas être coincé dans mon tee-shirt ! J’aurai sa trace pendant 2-3 jours tout de même sans me soigner. Pour arriver à cette ville, je coupe par les routes départementales car je ne veux pas remonter par Nevers, ce que m’indique ma carte. En ravitaillant dans ce petit bled, j’en oublie mon bidon d’eau. Ce n’est pas grave, en faisant quelques courses, j’achète une bouteille de coca d’1 L pour le remplacer. Je dois ensuite prendre la nationale 7 pour voir le circuit de voiture, une route bien dangereuse pour un circuit désert ! Je prends quelques photos de l’ancien circuit de Formule 1 de France avec ses entreprises de réparation de voiture de compétition, une promo de Ferrari et un bonhomme représentant un pilote. Quand au circuit, on ne voit pas grand chose car tout est encerclé, tout juste aperçu les gradins de loin.

DSCF0443.JPGSur la route, je vois de loin une biche qui longe la clôture du champ pour en sortir. J’ai le temps de dégainer mon appareil-photo pour la voir sauter la clôture de barbelé (aïe, elle c’est un peu accroché mais elle a fait un bond de 1.50 m !) et traverser la route pour se réfugier à l’abri des hommes dans la forêt. A midi, j’arrive à une bourgade pour casser la croûte. Je repère les lieux et finis par me pauser près d’un canal où un oiseau palmé blanc m’accompagne (c’est une jeune aigrette après renseignement).

DSCF0447.JPGJe continue mon petit bonhomme de chemin en n’arrivant pas à suivre le parcours exact, je roule donc sur des départementale paumée mais c’est pas grave, j’ai de l’avance sur mon programme aujourd’hui en me levant si tôt. Cependant, les 16 derniers kilomètres sont difficiles en montées-descentes (après 85 km dans les pattes quand même ! J’arrive à un camping 3* où j’ai mon emplacement standar entouré de haie. Je l’ai choisi car je suis proche des sanitaires (surtout quand on veut recharger son tel portable) et car en face de moi, il y a un cyclo-touriste bien équipé : c’est un néo-zélandais !! On communique un peu en anglais mais on est tous les 2 crevés ce soir alors on mange face à face sans rien se dire d’autre. Enfin, il m’offre pleins de trucs à manger : vin rouge, 2 glaces, et des barres de céréales ! Enfin, moi je tente d’aller au petit cinéma qui est juste à côté du camping mais il est trop tard. Dommage, je me serai bien retrouvé dans une salle obscure entre 4 murs pour changer du grand air !